§John Maynard Keynes. A la fin ils meurent tous. Voilà, c’est fini.

C’est ce que rêve d’écrire tout entité auctoriale une fois passé un certain nombre de pages / de jours d’écriture, qu’elle n’en peut plus et que même la cafetière qui est censée être sa meilleure amie en de telles occasions, commence à donner des signes de fatigue (elle qui est pleine de café, l’idiote !).

Ce pourrait même être un exercice en soi : vous avez les personnages, le contexte, un livre d’histoire pour les quelques dates clefs à ne pas rater, et à vous de jouer. Pourquoi un texte ne pourrait-il pas avoir autant de fins qu’il aurait de lecteurs-écrivains ?

Mais non, tous ceux qui signent un roman (mettons que j’en sois un), obstinés et résolus, du moins tous ceux qu’on peut lire (à part de très rares privilégiés, comme Chrétien de Troyes, qui ont eu un passe-droit), veulent mener à la baguette la fin de leur travail, même si cela ressemble à quelque chose d’informe, et vous imposer leur trame.

Et comme personne ne se rebelle, ça va durer longtemps comme ça…

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