§5. Merde, Juan, arrête de boire. Arrête de te détruire comme si tu portais la faute de quoi que ce soit. Ne les laissent pas te prendre, tu n’es pas dans ce système, tu n’as rien à voir avec leur politique. Tu leur as dit. Tu as milité par l’exemple. Ils sont adultes. Il est 21h et mes sens sont déjà explosés. Des larmes coulent dans le verre de vin rouge que je n’arrive pas à terminer. Je ne ressemble plus à rien. Les yeux creusés. Un mal de ventre qui ne me lâche pas. Un crâne à la dérive. J’ai fermé tous les volets, j’ai voulu nier le monde extérieur, mais il est là, s’accroche à moi, me persécute silencieusement.

Même l’alcool ne saoule plus. Le vin ne me sert qu’à m’arracher les boyaux. Un leurre, une douleur physique qui doit me détourner de ce malaise qui s’est emparé de moi, mais qui ne fonctionne pas puisque je passe mon temps à me remémorer que je dois oublier. L’engourdissement a ses limites, le corps cède un peu mais les pensées résistent.

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