Cela faisait longtemps que je voulais lire ce livre de Régis Debray sur ses turpitudes amoureuses avec Carmen Castillo (cachée derrière le masque pseudonymique de « Silvia Murillo », risible artifice). Étonnamment le livre m’aura un peu redoré le blason du jeune Régis Debray guérillero, aux côtés des Cubains et du “Che” Guevara en Bolivie. D’un autre côté, ayant déjà au préalable un sain mépris pour Castillo, veuve du valeureux Miguel Enriquez (Manuel), son timbre de voix rauque et trainant sa mélancolie de guerrière défaite comme une rente mémorielle d’où elle tire régulièrement ses pesos à la banque du gauchisme au fur et à mesure des documentaires redondants qu’elle sort, cette lecture ne me la rend que plus odieuse.

Debray écrit bien donc ce ne fut pas difficile d’arriver jusqu’à la page 200 avec plaisir mais les considérations sur le pouvoir du Debray d’Etat engagé dans la diplomatie mitterrandienne furent plus pénibles. Les dernières dizaines de pages, bien longues (il faut savoir finir un rêve) et ce fut un soulagement quand le vieil écrivain me lâcha les masques avec ses histoires de cocu.