§4. Voilà enfin mon banquier qui arrive, après le rendez-vous raté de l’autre fois nous allons enfin nous voir.

— Dom’ Tingo, comment vas-tu ?

— Bien. Et toi, Juan ?

— Frétillant comme un jeune puceau le jour de son premier bal masqué !

— Je vois ça ! A quoi est dû cet enthousiasme ?

— Figure-toi que je suis gréviste, j’ai une grosse envie de faire la Révolution, de chanter, de marcher en troupeau, pire : de sauter en chantant à l’unisson d’autres camarades dans la rue. Et puis de peindre, de parlementer, de…

— Ah, toi aussi tu veux faire la Révolution ? Monsieur vient gonfler les rangs de l’UP51 deux ans après ?

— Moi, faire la révolution avec l’Unité Populaire ? Pourquoi ? Pour qui ? Pour que les pauvres gagnent leur droit à s’abrutir comme les riches devant un téléviseur couleur où ils pourront regarder immobiles les divertissements que leur offrent les marchands de graines ? Pour qu’on se redistribue le peu qu’il reste du capitalisme, puis qu’on se regarde tous dans les yeux en chantant notre joie de crever la dalle ensemble ? Tu n’y penses pas !? Regarde ces hommes, ils ne sont pas si malheureux qu’ils le prétendent. Ils se sont pris à aimer, de génération en génération, leur façon d’être. Ils mangent de la mauvaise nourriture avec gourmandise. Ils couchent avec des femmes qu’ils n’apprécient pas vraiment, mais s’en vantent le samedi soir devant leur bière comme d’un grand exploit. Ils ont des plaisirs simples ou bêtes qui les occupent. Tu les croises ivres-morts, abjections bipèdes, se battant pour des bouts de trottoirs avec les chiens errants, où ils s’endorment et t’obligent à les enjamber. Il leur suffirait souvent d’un rien pour améliorer leur condition de vie : mettre leurs déchets dans une poubelle, même improvisée, ranger, nettoyer, repeindre, se respecter. Mais non : ils préfèrent vivre dans leur crasse comme des milliers d’Indiens indifférents à leur sort actuel2. Leurs énormes bonnes femmes, déjà débordantes, éclatent en rires aussi gras que sonores, de ces rires qui sortent de la gorge pour venir directement faire affront à la joie et à l’humanité. Leurs gosses trainent dans les rues et ils n’en ont cure, qui deviendront les mêmes que les parents. Comment changeraient-ils ? Pourquoi veux-tu qu’on s’en soucie vraiment, comme masse, au-delà de quelques individus qui méritent de ne plus côtoyer leurs frères et de rejoindre d’autres semblables?

Et là, vous devriez regretter de ne pas voir la tête décomposée que fait mon jeune premier de la classe, avec ses cheveux gominés assagis par une raie sur le côté, son costume deux pièces débarrassé pour aujourd’hui de la cravate, dérouté par la violence soudaine qu’a pris la conversation alors si badine et gaie sous ce soleil agréable et qui ne sait pas quelle part de lard et quelle de cochon se trouve dans ce que je viens de dire. Démerde-toi, Dom’. Il esquive, le faquin :

— Désolé pour la dernière fois, au fait. Tu sais qu’il faut même désormais se battre pour trouver un taxi ?! Il parait qu’un quart des bus, omnibus et taxis, quand ils ne sont pas en grève, est à l’arrêt à cause du manque de pièces de rechange ou de pneumatiques. Je n’ai pas réussi à en trouver un.

— Ce n’est pas grave, j’étais avec un collègue. Nous nous en sommes doutés et ne t’avons pas attendu plus d’une heure, ne t’en fais pas. C’est de toute façon la routine dans ton pays, non ? Une heure de retard pour un Chilien, c’est la norme. Les Espagnols ont bâclé la colonisation, dans le pays…

Ouf, enfin mon petit bonhomme semble un peu réagir.

— Il parait que les Allemands sont venus en cachette avant la clique à Cortés, et sont repartis effrayés : tu imagines un peu la rigueur calviniste aux pays de la salsa ? — continué-je encore pour voir jusqu’où je peux aller trop loin.

Il va se rebeller un peu, je le sens.

— Enfin, je ne peux pas t’en vouloir : les Sud-Américains c’est quand même un mélange entre le pire de l’Espagne, tous les inutiles qu’on envoyait à une mort probable, et des tribus sympathiques qui n’avaient ni la poudre ni les chevaux.

— Tu dis des conneries, Juan, comment font alors tous les Allemands dans le sud pour rester ?

— Soit ils désirent échapper à la justice européenne pour le massacre de populations un peu plus difficiles à éliminer que les Indiens du XVIème siècle, soit ils ont trouvé des pauvres hères à martyriser avec l’appui de la bourgeoisie locale chilienne et s’y plaisent bien… non, bien sûr que je dis des conneries. Et le Chili n’est pas vraiment une terre de salsa, en plus. Je cherchais à te faire réagir un peu, l’ami !

— Je commence un peu à te connaître, je ne marche plus autant.

— Il va donc falloir que je hausse d’un ton les provocations. Jusqu’où vas-tu t’accoutumer ? Ce qui est vrai, par contre, c’est que tu as du retard. J’ai bien réussi mon existence, tu sais, j’ai des dimanches chargés de rendez-vous, et ce sera bientôt l’heure de Laura.

Et nous partons d’un rire spontané3 venu du fond des tripes comme la meilleure eau d’une source profonde.

— Je te préviens donc que ce n’est pas faute de prendre plaisir à discuter avec toi que je ne vais pas tarder à partir, mais parce que ce petit interlude ensoleillé n’est que le prélude à l’après-midi d’un fauve !

Et je me mets à lire à voix haute le texte – qui me dévorait avant que je ne le laisse pour saluer mon petit bourgeois – en dansant comme un mauvais disciple de Nijinski et comme on peut avec un livre en main qu’on est en train de lire, mais dans un plaisir dionysiaque parfait :

Je t’adore, courroux des vierges, ô délice
Farouche du sacré fardeau nu qui se glisse
Pour fuir ma lèvre en feu buvant, comme un éclair
Tressaille ! la frayeur secrète de la chair :
Des pieds de l’inhumaine au cœur de la timide
Que délaisse à la fois une innocence, humide
De larmes folles ou de moins tristes vapeurs.

Mallarmé, évidemment. Qui n’a pas reconnu la référence est un inculte.

— Regarde cette morsure : Laura. Cette femme est un démon délicieux. Tu verrais comment, d’apparence timide et presque coincée, elle devient féroce lorsqu’on arrive à lui enlever le haut ! Ensuite le bas n’a plus aucune retenue, celle-ci résidant entièrement dans ce qu’on vient de lui ôter puisque

la pudeur qui paraît avoir une si forte racine dans l’esprit des femmes, ne se trouv[e] cepen­dant que dans leur chemise, car d’abord qu’on parv[ien]t à la leur faire ôter on n’en v[oit] plus pas même l’ombre.

Regard interloqué de mon vis-à-vis désormais allongé à mes côtés dans l’herbe, sur la nappe que j’ai déployée avant son arrivée. Manque une femme nue entre nous et la partie carrée serait parfaite… la mienne attend un peu plus loin et me manque déjà par anticipation.

— J’emprunte ceci à Casanova qui lui-même le tenait de Voltaire qui l’a repris de Clément d’Alexandrie4.

Les idées sont des filles publiques qui, au contraire, de leurs sœurs charnelles, ne prennent aucune ride et parfois même se bonifient avec l’âge ! Tu as lu Mallarmé et Le Chevalier de Seingalt ?

— Non.

— Pas encore — lui dis-je en lui tendant les deux livres (bien sûr que j’avais prévu mon coup, je n’ai pas comme ça des livres pour toutes les discussions fortuites imaginables !) — la prochaine fois que nous nous verrons, j’espère que si.

— Ah merci.

Il prend dans ses mains les deux objets, du bout des doigts, comme si je lui donnais des jouets intimes, encore chauds et sales d’avoir connus d’autres corps. Dom’, ce sont des livres, les regards ne tâchent pas, ne collent pas les doigts, tu peux y aller franchement !

— Et toi comment vas-tu ? Tu as fait grève ? — lui demandé-je.

— Non ! Je suis allé travailler tant que j’ai pu. Je ne suis pas pour l’UP mais de là à être contre…

— Tu es juste lâche, alors ! — lui rétorqué-je en me drapant de l’arrogance satisfaite de l’homme engagé.

C’est jouissif ce sentiment rassurant de tellement faire partie du bon camp qu’on peut éclabousser les autres de sa lumière et leur faire la leçon. Etre d’une meute a aussi ses bons côtés.

— Non, je…

— Je te chambre, moi-même j’ai été un gréviste honteux puisque j’ai travaillé en cachette.

— Tu vois, j’ai marché, là ! (Rires.) Et tu n’as pas trouvé de places pour Rigoletto l’autre jour, au fait ? Je t’aurais bien accompagné.

— Ah non, je n’ai pas pu. Quel dommage !

Oui, je mens. Et ? Ça vous gêne de partager un mensonge, de ne pouvoir rien dire, d’être comme complices à votre insu ? C’est comme ça dans la vie, on est parfois embarqué dans des choses qu’on n’a pas voulues, dont il faut être solidaires bien qu’on n’y soit pour rien, et il y aura toujours un juge assez bête pour ne pas comprendre ce qu’est l’amitié et vous reprocher d’avoir aidé votre pote d’enfance à enterrer un cadavre au milieu de la nuit sans poser de question.

Je mens parce qu’après lui avoir proposé de m’accompagner j’ai préféré aller avec une femme dont il faudra que je taise le nom, non pas par coquetterie mais parce qu’elle est connue en Europe et mariée, et je n’ai pas pour habitude de nuire aux gens, même quarante ans après. Un principe. Ne pas insister. Curieux ! Vous êtes des lecteurs de roman, soit l’élite des oisifs, vous n’êtes quand même pas de ces pathétiques lecteurs de presse à scandale à la vie si triste qu’ils doivent s’oublier en regardant la vie des autres, meublant ainsi la leur sans intérêt ? Ou de ces avachis sur votre canapé à consommer les grainesque l’industrie du loisir vous met dans la bouche ? Une femme connue, donc, et c’est tout.

— Et avec tout ça tu ne m’as pas dit comment tu allais, toi ? — lui rappelé-je.

— Oh ! Il n’y a pas grand-chose à raconter. La routine. Il faut que je trouve une femme pour échapper à la vie familiale : vivre chez mes parents devient insupportable.

— Et vivre tous les jours avec une femme, tu penses que c’est mieux ? Une fois passé les six mois où tu es heureux d’avoir une sexualité à portée de main, comme un chien a sa nourriture dans sa gamelle, toute prête, la vie de couple est un tombeau.

— C’est toujours mieux que de me retrouver à mon âge toujours infantilisé par des parents qui trouvent ainsi le moyen de se cacher qu’ils vieillissent… Et puis, marié, tu peux aller au bar…

— Quel projet de vie ! Tu n’as pas encore essayé d’assujettir la victoire et de la mettre à tes pieds, que tu penses déjà au repli après la déroute, que tu es déjà à genoux, comment veux-tu triompher dans ce cas-là ?

— Trouver la femme idéale ?

— Pas forcément une femme, ni même plusieurs. Il n’y a pas que les êtres humains pour faire ton bonheur ! Si tu vis en espérant que ta félicité viendra des autres, tu te condamnes au malheur, crois-moi ! Je ne sais pas, moi : qu’as-tu à perdre à faire ta propre révolution dans la révolution, à tout envoyer en l’air ! C’est quoi « tout » ? : une série de choses qui t’indiffèrent et ne te rendent pas heureux !

— Ma condition m’offre au moins la sécurité de l’emploi. J’ai de quoi manger, un jour je pourrai acheter un logement à moi, j’aurais une voiture bientôt…

— Ah oui ?

— Oui ! J’attends – dans pas trop longtemps, j’espère – une Peugeot 404 neuve !

— Bah voilà : tu prends ta voiture et la route, et tu quittes cette vie qui t’étouffe si elle ne te convient pas ! Ce serait quoi ton rêve si tu devais changer de vie ? Tu ne vas quand même te résoudre à mourir à petit feu à la trentaine alors que tu peux encore tout envoyer valser : tu n’as ni emprunt immobilier, ni dettes, ni femmes, ni gamins qui t’enracinent trop profondément dans une terre. Va !

— Si tu savais… Tous les matins, lorsque je noue ma cravate pour me rendre au travail, je me dis que je n’ai pas envie d’y aller, que j’ai juste envie de gagner à la loterie et d’y venir un jour en habit de clown annoncer ma démission devant tous mes collègues abasourdis, de leur lancer de la crème et de l’eau, de mettre la pagaille dans les dossiers…

— Tu nous couves une vie de merde, toi, si tu ne réagis pas vite ! Les temps sont troublés, profites-en !

— Je devrais…

— Mais tu as peur.

— Sans doute.

— Et tu finiras frustré, à râler sur les autres, à détester le monde, à geindre, à réclamer, alors que la décision de naître à nouveau et de « devenir qui tu es »5 n’appartient qu’à toi, actuellement, et que le seul auquel tu pourras en vouloir c’est la version couarde de Dominico, que je vois, là, juste devant moi !

Nous nous regardons en silence.

— Il faut que je file, tu me rendras les livres un autre jour ! Je sais que tu le feras, car je te dois quelques escudos et je les mets dans la balance avec ces livres : tu y perds très largement, donc je suis sûr de revoir mes deux petits.

— Oui, d’ailleurs…

— Oh, tu ne vas pas être bêtement matérialiste alors que tu es sur un pont à devoir te demander si tu vas te jeter et apprendre à voler ou si tu vas rester un être rampant toute ta « vie » ! Et je n’ai plus le temps, je ne veux pas arriver tout en transpirant après avoir couru ! Ciao, Dom’ingo !

Je file alors puiser tout l’or de Laure dont c’est l’heure6 ! Je n’ai malheureusement pas pu voir la tête qu’il faisait lorsque je suis parti, presque comme un éclair, tout feu tout flamme, chercher le trésor d’un Dragon au plus profond de sa caverne. Et puis ce soir, n’ayant de cours que demain dans l’après-midi, c’est sans limite, puisque le couvre-feu est suspendu ; peut-être à un fil, mais suspendu tout de même.

Bande sonore : Claude Debussy, «Prélude à l’après-midi d’un faune »

 

Notes

  1. On surnomme UP5 tous les partisans qui se rallièrent à l’UP à partir du 5 septembre 1970, soit le lendemain de la victoire électorale. Les ouvriers non pas de la onzième heure mais de la treizième, en quelque sorte, qui viennent boire au bar après le travail et se font payer les coups avec la paye des autres. Voici un témoignage sur l’UP5 : « Au cinéma Marconi tous les intellectuels qui venaient appuyer Allende [le lendemain de sa victoire] se réunirent. Et alors dans le théâtre (sic) Marconi plein d’écrivains, de poètes, de journalistes, et que Diable encore, le camarade Allende dit « je sais que vous avez tous travaillé avec moi et j’aimerais que vous tous soyez toujours à mes côtés et je demande au PS de tous vous incorporer dans le parti ». Alors tout le Marconi est entré au PS, tout un cinéma entier, tu vois ?, artistes, intellectuels, bureaucrates, employés, chômeurs, qui avaient tous envie de toucher la paye. Nous, au PS, nous avions une devise (consigna) qui était « La Patrie ou la mort », tu sais par quoi ils l’ont changé ? : « La Paye ou la mort ». […] De 4 millions de militants que nous avions au niveau régional, après l’UP5 et le Marconi, nous sommes passés à 12 millions. Les 8 nouveaux millions étaient tous des employés ou candidats aux emplois publics, (…) et nous, nous défendions le cordon [industriel de Macul] pour éviter la contagion, parce qu’on ne voulait pas qu’il se remplisse de bourgeois et de petits-bourgeois, parce que d’eux sortent les traitres » Tomás Inostroza, militant PS [Gaudichaud 2004, 231-232].
  2. Et combien de “Mozart assassinés” ?
  3. Pourquoi rions-nous ? Parce qu’en espagnol « C’est l’heure de Laura » donne “Es la hora de Laura”, et ainsi la quasi assonance entre “la hora” et “la-oura” donne quelque chose de rigolo, bien prononcé et dans l’élan de la conversation. Bien sûr, comme pour les blagues, une fois qu’on doit expliquer après coup, ça marche moins bien… Si vous lisiez l’espagnol, au lieu de vous accrocher à cette petite langue régionale qu’est le français, ce serait plus simple et on pourrait ainsi multiplier les petits clins d’œil de ce genre… [Note de Juan].
  4. « Chemin faisant, il raisonna sur le sentiment de la pudeur qui empêche de laisser voir les parties que dès l’enfance on nous a appris à tenir couvertes. Il dit que souvent cette pudeur pouvait dériver d’une vertu ; mais que cette vertu était encore plus faible que la force de l’éducation, puisqu’elle ne pouvait pas résister à l’attaque quand l’agresseur savait s’y prendre. Le plus facile de tous les moyens selon lui était celui de ne pas la supposer, de montrer de n’en faire aucun cas, et de la mettre en ridicule, il fallait la brusquer par l’exemple, sautant les barrières de la honte, et la victoire était sûre ; l’effronterie de l’attaquant faisait disparaître dans un instant la pudeur de l’attaqué. Clément d’Alexandrie, me dit-il, savant et philo­sophe, dit que la pudeur qui paraît avoir une si forte racine dans l’esprit des femmes, ne se trouvait cepen­dant que dans leur chemise, car d’abord qu’on parve­nait à la leur faire ôter on n’en voyait plus pas même l’ombre. » Jacques Casanova de Seingalt, Histoire de ma vie.
  5. Je ne te fais évidemment pas l’affront, lecteur, de te dire que cette formule est de Pindare, popularisée par Nietzsche dans Also sprach Zarathustra (1883-1885), tu n’es pas aussi ignare qu’un banquier !
  6. Bah oui, je m’adapte. Je sais bien que le niveau en langue étrangère est mauvais en France, malgré le super service public qu’il faut défendre, qui est le meilleur du monde, patati patata, donc ne soyons pas trop ambitieux, contentons-nous du français… Cela dit, maintenant que j’ai expliqué le petit élément sonore qui permet de sourire à l’occasion de cette phrase, toi-même tu peux, comme tu le fais au théâtre, partir d’un rire bruyant montrant à tous tes voisins, qui eux ne rient pas, qu’il y avait ici une astuce que seuls les gens cultivés ou initiés pouvaient comprendre et, comme elle te discrimine positivement, leur montrer à tous, de manière bien ostentatoire, ta complicité avec l’auteur, qui te fais participer à une élite au sein-même de l’élite qui va au théâtre. Je ne dis pas que je n’ai pas fait ça en voyant des films francophones en compagnie d’hispanophones, prenant un malin plaisir à leur expliquer le jeu de mots ou la référence culturelle qui leur a échappé,  mais ces petites luttes symboliques sociales, cette vanité étalée sans retenue, mériteraient qu’un soir je me lève et te casse la gueule méthodiquement. Si jamais ça t’arrive une fois, tu aura été prévenu ici. [Note de Juan]

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