1 Hier, les camionneurs de Valparaíso menacent de se mettre d’accord pour faire une grève et aujourd’hui ‘Chuqui’ s’arrête de nouveau pour 48h, grève de mise en garde, alors que le gouvernement n’a pas perdu l’idée de nationaliser la “Papelera”. Voilà qui devrait ou m’inquiéter ou m’agacer, mais c’est plutôt l’éditorial de La Prensa du jour qui me fait bondir. En effet, après avoir déploré, à raison, le chaos ambiant dans le pays et le fait que l’UP ne réussissait pas maintenir le calme dans la capitale, voici que le plumitif de la DC en vient à ironiser sur le maintien de l’état d’urgence, « sous prétexte des évènements sanglants » et l’accusant de faire de l’« alarmisme », et ce alors que le journal a largement sous-entendu ces derniers jours que l’état d’urgence servait surtout à interdire le rassemblement de la DC… Tant de mauvaise foi : ça me coute d’être dans le monde politique !

Il n’y a que les 10 000 péruviens attendus dans les rues de Santiago, demain, pour le match de qualification pour le mondial 1974, entre le Pérou et le Chili, qui me font rire lorsque je lis qu’ils vont envahir les rues santiagaises, en référence évidente aux affirmations du gouvernement quant à l’existence d’un projet d’invasion du pays.

Ah ! le Caszely qui ne voulait pas partir du Chili et qui maintenant est annoncé au Real Madrid ou à Santos (Brésil) et qui meurt d’attendre en plein doute. Des hypocrites, tous !

Lisez le Dom Juan de Molière une fois au moins dans votre vie !

  1. « Et pourquoi non ? Il y en a tant d’autres comme moi, qui se mêlent de ce métier, et qui se servent du même masque pour abuser le monde ! », Molière, Dom Juan, Acte V, scène I.

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