16h45. Natalia. En voiture vers Vicuña Mackenna.

Etrange sensation que cette rencontre me laisse. Jean a bien fait de ne pas me le présenter, nous ne nous serions pas entendus et cela aurait nui (encore plus) à notre relation… Etrange souvenir que me laisse la vue de cet homme à l’allure que je ne sais pas qualifier : de l’arrogance, de la vanité, de l’assurance, un trop plein de confiance, un excès de toupet ? Et pourtant… Moi dans cette voiture rouge, presque honteuse de devoir parader comme une bourgeoise dans les rues de la ville que j’essaye d’aimer à ma façon, de défendre, d’aimer, de libérer, d’aimer, d’aimer et d’aimer encore ces gens et ce peuple qui vit en moi. Et Jean qui doit partir. Etait-il dit qu’il devrait quitter le pays à partir du moment-même où il est arrivé ici ? Reviendra-t-il ? Se reverra-t-on ? Et où est-il ? Où est-il que je ne vois pas sur Vicuña Mackenna, El Pinar, m’arrêter dans les bars où il pourrait être après avoir tenté ma chance aux laboratoires Geka, mais en vain, puisqu’ils ne travaillent pas aujourd’hui… Il faudrait déjà se voir encore aujourd’hui avant de se demander si nous allons nous revoir plus tard, alors que l’horizon est si incertain ! Où es-tu Jean ? Jean ? Jean, merde !

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