23h15. Natalia et Jean. Chez Natalia.

— Jean ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?

— Je n’ai pas pu, Natalia. Je ne suis pas un touriste. J’espère que Françoise comprendra.

— Elle va peut-être mourir, Jean, et tu ne seras pas allé la voir !

— La révolution aussi, va peut-être mourir, et je veux pouvoir être sur place pour faire tout ce que je peux pour l’aider ! Il y a quelque chose de grand ici, qui nous dépasse tous !

— Mais nous sommes aussi des êtres humains, Jean ! Ton ami et moi avons tout fait pour que tu sois prévenu et que tu puisses partir ! Il t’a acheté un billet d’avion ! Ici tu es un parmi des milliers et pour ta sœur tu es unique ! Tu es son grand frère ! Tu as pensé à elle, idiot ?

Je suis furieuse / je suis cloué, je pensais bien faire…

— Je ne sais pas comment je vais expliquer ça à Juan…

— Il fallait y penser avant, ¡huevón! Et nous il va falloir qu’on parle un de ces jours. Sérieusement.

— Parlons.

— Non, pas ce soir. Je suis crevée physiquement et nerveusement de t’avoir couru après toute l’après-midi, figure-toi ! Pour rien !! Pour rien !!! Je risquerais de dire des choses que je ne pense pas. Rentre chez toi. C’est plus sage. On parlera plus tard.

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