§2. Je me suis encore laissé trainer au Caupolicán. Tout donc se passe dans la même salle, ici ! Cette fois-ci pour le MIR seul. C’est la dernière fois. Ici règne la haine et la violence ; je vais m’engager auprès de l’ecclésiaste français pour les aider dans leur tâche : je m’y sens plus à ma place. Je n’ai rien à faire à regarder cette estrade où des orateurs s’égosillent à nous expliquer que seuls les fusils devront parler, que l’avenir ce sont ces gens, tout autour de Miguel Enríquez, casqués, armés de matraques, mannequins froids et sans âme. Seigneur, que font-ils ? Où va cette folie humaine non bornée par ton amour sans limites ? Seigneur, bénis le Chili car il va mal !

Et je sors de cette salle sans même me retourner.

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