14.2 [§ de l’auteur-narrateur ; ajout du 28 juillet 1973] Pendant que Juan discute de philosophie abstraite à l’Universidad Católica, à J – 30 du golpe, Prats écrit dans son journal1 :

J’ai autorisé six généraux de l’Armée de Terre à se rendre à quelques réunions de coordination des trois armes concernant l’application de la Loi sur les Armes. Ces réunions sont insolites étant donné que nous en discutons quotidiennement entre les trois branches de l’Armée. Je savais qu’elles étaient subtilement délibératives, mais comme y assistait le Chef de l’Etat-Major de l’Armée de Terre, le Général Pinochet, qui a toute ma confiance, je savais que lui se chargerait de m’informer de toute violation de la discipline militaire [et de sa réserve concernant les affaires politiques] qui pourraient y avoir lieu.

Carlos Prats, Mémoires. Témoignage d’un soldat [1973], pp. 435-436.

(Griffonné au crayon : « à compléter lorsque j’aurais plus de temps et que ce con d’éditeur me lâchera la grappe. Souligner aussi que la formule “l’armée n’est pas délibérante”, càd ne fait pas de politique, est un des articles de la constitution chilienne de 1925, sinon le lecteur Français va perdre cette référence »).

Note

  1. La formule est impropre puisque Carlos Prats écrit son journal fin septembre 1973 et jusqu’à son assassinat, en 1974. [Note de Juan datée du 2 septembre 1973].

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